I'm freeeee !!

Juste histoire de raconter les p'tites anecdotes de la vie...

02 novembre 2009

Potins potins...

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J'adore mes coupines, je passe des moments merveilleux avec elles quand je reviens dans les Landes, mais y a des moments où j'ai l'impression qu'elles vivent dans un monde parallèle où tout n'est que ragots et potins ^^

Déjà, Laurie a une aptitude incroyable à parler avec quelqu'un et écouter en même temps ce qui se passe à côté.
Un jour, on était au restaurant juste toutes les deux, on discutait de tout et de rien, parce qu'entre copines on n'est jamais à cours de sujet de conversation. A la table d'à côté étaient assis deux hommes auxquels je ne faisais pas tellement attention. Jusqu'à ce qu'ils se lèvent pour aller fumer une cigarette.

Laurie : T'as vu le mec à côté de moi ? Il est super beau, non ?
Moi : Ah bon ? Non j'ai pas fait attention.

Laurie : Si si, tu regarderas, je crois qu'il est vraiment bien... Je crois que c'est des hommes d'affaires.
Moi o_O : Qu'est-ce qui te fais dire ça ?
Laurie : Bah d'après ce qu'ils disent...
Moi : T'as écouté leur conversation ?
Laurie : Oui !
Moi : Mais comment tu fais ? On a pas arrêté de parler depuis qu'on est là !
Laurie : Ben je sais pas, j'écoute, c'est tout...
Moi : Mais ils parlaient de quoi ?
Laurie : Oh ben ils parlaient de ça... Et puis ils ont dit ça...  Le mec à côté de toi il est marié je crois, mais l'autre je sais pas...
o_O

Et c'est toujours comme ça, Laurie me parle, Laurie m'écoute, mais elle a un radar surnaturel, son cerveau est capable de suivre et de comprendre deux conversations en même temps, je trouve ça admirable.

Du coup, elle est toujours au courant de tous les potins, et leur passe-temps favori, à Clémentine et elle, c'est de se raconter les dernières nouvelles, et surtout, critiquer. Mais vraiment hein, c'est plus fort qu'elles ^^

Pas plus tard que samedi, nous étions toutes les trois assises dans les tribunes du stade de rugby de Tartas (grand moment, le match de rugby du week end ^^), et Laurie me racontait un potin datant de l'an dernier, mais dont je n'avais jamais entendu parler. Ca donnait à peu près ça ... :

Laurie : Non mais c'est pas possible que tu l'aies jamais entendu, j'ai passé un mois à le raconter à tout le monde !
Moi : Ah mais je t'assure, on me l'avait jamais raconté !
Laurie : C'est dingue.. Bon alors en fait elle est venue me parler sur msn un jour et je lui ai demandé ce qu'elle faisait maintenant, si elle continuait la fac ou pas....
Clémentine : Oh Laurie regarde, c'est la fille qui était enceinte... ben il est où son bébé ?
Laurie : Ah oui c'est bizarre...
30 secondes de fixage de la fille en question....
Laurie : Bref! Oui donc je lui ai demandé ça, et elle m'a répondu qu'elle avait arrêté et qu'elle cherchait du boulot...
Clémentine : Oh t'as vu, c'est (je sais plus qui) qui a fait (je sais plus quoi) !
Laurie : Ah oui !
30 secondes de fixages du mec en question, + quelques commentaires...
Moi : Et donc ?
Laurie : Ah oui ! Donc apparemment elle a trouvé ce boulot qui allait peut-être marcher, et je l'ai revue cet été et... Oh !
Moi : Quoi ?
Clémentine : Han !
Laurie : T'as vu, Machin il vient jusqu'ici pour faire un bisou à sa copine ! Alors qu'ils se voient tout le temps, ils vivent ensemble et tout ! Nous les nôtres ils viennent pas nous en faire, tu peux être sure...
Clémentine : Elle est pas si moche que ça en fait sa copine.
Laurie : Ouais, c'est vrai...
La fille en question se retourne.
Les deux en même temps : Ah si, en fait si !
Moi -_- : Bon ! Et donc ? Laurie ?
Laurie : Ah oui ! Bon et donc apparemment son boulot marche bien, elle est contente...

Bref, voilà, vous aurez compris... Avec mes copines, c'est radio ragot !

J'aime bien aussi quand elles parlent de quelqu'un que je connais pas ... :
Moi : C'est qui cette fille ?
Laurie : Machine !
Moi : Machine qui ?
Clémentine : Machine Truc !
Moi : Non je vois pas qui c'est !
Laurie : Mais siiiiii, elle a couché avec Machin ! Tout le monde le sait !
Moi : Ouais... J'ai dû en entendre parler...

Ah la la... Et forcément, comme je reviens tous les deux mois... J'en loupe, des potins, et ça m'en fait un paquet à entendre et à retenir quand je suis là !  Et vu que je suis un peu du  genre perchée, je peux facilement oublier ou même ne pas entendre certaines informations ... C'est pas facile tous les jours ! ^^


Le prenez pas mal cet article hein, les filles, j'vous aime ! Vous seriez beaucoup moins drôles sans vos potins et votre esprit critique ! :p
Vous me manquez déjà ! :)

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27 octobre 2009

Les grèves, c'est chiant...

Je me suis rendue compte que je n'ai encore jamais parlé des grèves dans ce blog, et pourtant dieu sait que cela crée de nombreuses péripéties.

Après la looongue grève qui dura tout un semestre l'an dernier, j'ai repris les cours en septembre avec l'appréhension que cela recommence. Bien heureusement, ça va mieux, personne ne parle plus de grèves, de blocage et de manifs, que ce soit les profs ou les élèves, et c'est tant mieux...

Cependant, vous vous doutez bien que tout ne peut pas être merveilleux partout, les gens râlent et on ne peut rien y faire. Ainsi, il y a quelques semaines, les TCL (Transpots en Commun Lyonnais) ont décidé de s'y mettre. Ils avaient même prévu de faire une grève de trois mois, c'est dire à quel point ils étaient décidés à faire chier le monde !

Le trajet jusqu'à la fac se transforma donc en épopée. Plus de tram à Jean Macé, l'arrêt le plus proche de chez moi, me voilà donc obligée de me taper le métro jusqu'à un arrêt lointain, ou des dizaines et des dizaines de gens s'agglutinent déjà sur le quai. Lorsque, miracle, j'arrive à me faufiler dans une rame, je me retrouve prise en sandwiche entre un mec qui pue des aisselles et une fille qui me colle son coude sous les côtes. Et le tram démarre, tandis que je maudis intérieurement cette putain de grève...


Nous voilà donc un mardi matin, je pars en direction de la fac déjà plutôt de mauvaise humeur en raison d'une engueulade avec mon homme la veille, je prends le métro et me retrouve à l'arrêt Grange Blanche, où je tombe sur Laurene.

Moi : Salut ! Putain, y a encore du monde ce matin !
Laurene : Ouais... Mais ça fait un moment qui a pas eu de tram là, je trouve ça bizarre...
Moi : Ah bon ?
Laurene : Ouais, je suis arrivée en avance, du coup j'en ai laissé passé un ou deux, mais là ça doit faire plus d'un quart d'heure qui en a pas eu.
Moi : Tiens, c'est bizarre ça ! Bouge pas, je vais aller voir dans combien de minutes il arrive.

Et je reviens trente secondes plus tard, bredouille.
Moi : Le panneau d'affichage est éteint. C'est mauvais signe...
Laurene : Ah ben comment ça se fait ?
Une fille à côté qui nous entendues : Y a plus de tram. Il circule qu'entre Bron et St-Priest.
Laurene : Quoi ?? Mais j'en ai vu tout à l'heure !
La fille : Oui je sais, mais il les ai ont arrêtés d'un coup.
Moi : Quelle merde !!
Laurene : Et ils attendent quoi les gens là ?
Moi : J'en sais rien...
Laurene : On fait quoi ?
Moi : J'en sais rien...
Laurene : Je crois qui a des bus qui vont jusqu'à la fac.
Moi : Ouais, mais les bus ne marchent qu'à moitié aussi, y en a un toutes les 20 minutes, laisse tomber... on arrivera jamais à l'heure de toutes façons.

Et là, une dame entre deux âges se faufile tout sourire entre les gens tous plus énervés les uns que les autres, et nous tend un papier.
Elle : Bonjour, je suis employée chez TCL, je distribue ces prospectus pour que vous compreniez pourquoi on fait grève.
Regards noirs, qu'elle fait semblant d'ignorer.
Moi, après son départ : Non mais SERIEUX ! Elle a pas peur de se faire taper celle-là ?
Laurene : C'est clair, elle est pas gênée...
Moi : Attends on doit pas être loin d'une centaine de personnes à être bloqués là à cause d'eux, et elle nous distibue ces papiers de merde, putain ça m'énerve !

Dix minutes plus tard, voyant que les trams ne se manifestaient toujours pas, j'ai donc fait demi-tour et suis rentrée chez moi.

L'après-midi venue, je retente le coup. Les trams ont repris du service, du moins jusqu'à grange Blanche, et j'arrive donc à la fac sans problème. Seulement voilà, les trams s'arrêtent à 19h, et moi, j'ai cours jusqu'à 20h. C'est assez problématique.
Avant le début du cours, nous attendons la prof, et nous tenons prêts à partir, espérant qu'elle soit assez compréhensive pour nous laisser prendre le tram maintenant. Ben oui, ce serait quand même assez con qu'on se retrouve tous bloqués là, j'aime bien la fac hein, mais j'ai pas non plus envie d'y camper...
La prof  arrive, on lui saute presque dessus.
Moi : Euh on a un problème...
La prof : Oui je sais, on a tous un problème. Si vraiment vous n'avez pas d'autre moyen de rentrer chez vous, j'annule le cours, évidemment.
Soupirs de soulagement.
La prof : On essaiera de le rattraper plus tard, je vous tiendrai au courant.

On sort donc en vitesse. Rapide calcul mental : Il est 18h15, il y a un tram toutes les dix minutes, il doit donc en rester trois ou quatre maximum avant que ça s'arrête. Petit coup de stress : Comment on fait si on arrive pas à monter dedans ?!
Laure et moi décidons de remonter deux stations plus haut pour éviter la foule d'étudiants qui se bouscule pour monter à bord. Nous voilà donc à l'arrêt Porte des Alpes, bien sûr nous n'avons pas été les seules à avoir eu cette brillante idée, mais le quai n'est quand même pas bondé.
Et on attend. Plus de dix minutes, même bien plus, et le panneau d'affichage est éteint
Moi : C'est pas normal quand même, ça doit faire 20 minutes qu'on attend.
Laure : Oui mais il est pas encore 19h, il devrait y en avoir encore !
Moi : En tout cas, si y en a un qui arrive ce sera surement le dernier ! Pff, j'en ai marre...
Laure : Moi aussi. J'veux rentrer à ma maison !
Moi : Oui, moi aussi ...

Et finalement, miracle, un tram arrive.
Il n'est pas plein, on monte dedans sans problème. Malheureusement, lorsque le tram arrive à la fac, il se remplit en une seconde et demie, et je me retrouve collée à un mec d'une cinquantaine d'années, en costard, qui parle dans un anglais approximatif avec un autre type.
Je ne fais pas tellement attention à lui, jusqu'à ce que je sente quelque chose se balader sur mes fesses.

Bordel, ce mec est en train de me peloter le cul, ou je rêve ?? Non, ça doit pas être ça, peut-être que c'est sa malette... Non mais quand même, là je rêve pas, c'est bien sa main qui est plat sur mon postérieur !!

Je me retourne. Il retire sa main en évitant mon regard, tout en continuant à discuter avec l'autre. Bon. Il a dû comprendre que je l'avais grillé, il va pas recommencer...
Mais si ! Et je me retourne, et il l'enlève. Et il la remet. Je me retourne un peu, me retrouve presque face à lui, et lui lance un regard noir. Il enlève sa main, me regarde, et je soutiens son regard. Bon là, je pense qu'il a compris.
Mais non ! Il se penche légèrement en avant, il fait style de regarder le panneau d'affichage du tram et en profite pour coller une nouvelle fois sa main sur ma fesse gauche. Putain !

Moi, regard qui tue  : Vous pouvez mettre votre main autre part, S'IL VOUS PLAIT ?
Il ne répond pas et baisse les yeux en reprenant sa place initiale.
Heureusement, on est arrivé à Grange Blanche. Je descends du tram, les mains tremblantes d'énervement. Putain de sale con de vieux pervers, enfoiré de merde ! Toutes les injures possibles et imaginables me passaient par la tête.

Je suis rentrée chez moi en me promettant que je brûlerai ce pantalon dans les plus brefs délais, et en priant pour que mon chéri ne rentre pas trop tard ce soir. Tant pis pour l'engueulade de la veille, après une journée de merde comme celle-là, j'avais juste envie d'un gros câlin ...

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23 octobre 2009

Authentic Burger

Je sais, ce blog est un peu trop délaissé... Je vais m'y remettre, promis ! ^^
L'article qui va suivre est peut etre un peu inutile, mais bon, tant pis, j'ai envie de raconter la soirée d'hier soir, parce que c'était marrant ^^

Dernière soirée à Lyon avant un retour d'une semaine dans les Landes. Marie et moi décidons de manger ensemble, comme tous les soirs où son chéri n'est pas là.
Flemme de faire les courses, flemme de cuisiner, on préfère commander quelques chose et se le faire livrer. Au diable les bonnes résolutions, notre choix s'arrête sur les hamburgers d'Authentic burger. Il nous était déjà arrivé de commander des pâtes chez Authentic Pasta, on avait été plutôt déçues (en fait c'était franchement dégueu), mais tant pis, on le tente quand même.

Je compose donc le numéro.
On décroche : Oui bonjour, ici Authentic Burger, que puis-je faire pour vous ?
Moi : Je voudrais commander un Menu Double, s'il vous plait.
Lui : A livrer ?
Moi : Oui.
Lui : Il me faudrait d'abord un numéro de téléphone.
Je le lui donne.
Lui : Vous pouvez parler un peu plus fort s'il vous plait ? j'entends rien.
-_-
Lui : Votre adresse ?
Je la lui donne.
Lui : Quel étage ?
Moi : 7ème
Lui : Y a un code d'accès ?
Moi : Oui, c'est 1401BA
Lui : Alors, 50...
Moi : Non, QUATORZE !
Lui : Ah, pardon...
Je répète le code.
Lui : D'accord. Alors, qu'est-ce que vous voulez comme pizza ?
Moi -_- : Non, je voudrais des hamburgers. Un Menu Double.
Lui : Ah oui, d'accord. Alors, quels burgers ?
Moi : Un pepper cheese ...
Lui : D'accord. Attendez... je suis pas encore très habitué, vous m'accordez deux secondes ?
Moi : Euh oui...
Lui :... Bon... Voilà... Donc après ?
Moi : Un farmer.
Lui : Farmer, ok................... Bon, comme boisson ?
Moi : Deux jus de pomme.
Lui : Ah désolé, on n'a plus de jus de pomme, ya que du Coca ou de l'Orangina.
Moi : ... Ben... Deux Oranginas alors.
Lui : Ok. Très bien, je crois que c'est bon.
Moi : euh... on peut choisir une sauce avec les potatoes ?
Lui : Y a des potatoes dans le menu double ??!
Moi : Ben oui...
Lui : vous êtes sure ?
Moi : Ben oui...
Lui : Ah... Bon ben je vais vous mettre toutes les sauces, comme ça vous pourrez toutes les goûter.
o_O
Lui : Bon alors, deux burgers, deux boissons et une potatoes.
Moi : Euh non, DEUX potatoes.
Lui : Ah bon, y a deux potatoes dans le menu double ?
Moi (boulet ...) : Ben oui ! Dans le menu double y a deux burgers, deux boissons et deux potatoes !
Lui : Attendez, je vais me renseigner.
Roh putain, on n'a pas fini...
Lui, au loin : Y a combien de potatoes dans le menu double ?
Quelqu'un: Deux !
Lui : Ok ! Putain, la dame elle doit penser qu'elle a affaire à un looser !
lol...
Lui : J'espère qu'elle a pas entendu... Madame vous êtes toujours là ?
Moi : Euh oui...
Lui : Bon alors je crois que cette fois c'est bon.
Moi : Oui, je crois aussi.
Lui : Désolé, je suis pas très doué.
Moi, retenant un fou rire : C'est rien...
Lui : vous serez livrée d'ici 45 minutes.
Moi : Ok, au revoir !

C'est vraiment des boulets, chez Authentic Burger ! ^^

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11 septembre 2009

Une famille haute en couleurs...


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Il peut être assez difficile de se faire accepter dans sa belle famille, de l'apprécier, et de se sentir enthousiaste à l'idée de partir en week-end avec eux.
Personnellement, j'aime beaucoup la famille de Christophe. Ses parents et son frère sont adorables, et je me sens très à l'aise avec eux. Mais... La famille ne s'arrête pas là. Je ne déteste personne dans cette famille hein, que ce soit clair, mais quand ils sont tous réunis pour un week end entier, ça veut vite faire des étincelles...

La semaine dernière, nous sommes effectivement allés passer le week end à Chamonix, avec sa famille. Présentation :

Christophe, mon chéri. Richard, son frère, Marie-Anne et Théo, ses parents, Arthur, son grand-père. (Je sais, entre Marie-Anne, Richard et Arthur, déjà, on dirait la famille de Robin des bois, on me l'a déjà dit...).
André et Stéphanie, son oncle et sa tante. Julie, la fille ainée d'André, donc la cousine, et son bébé Ethan. Et enfin, Anton et Aris, les deux petits cousins de 8 et 10 ans.
Ah oui, et le chien, Darius, un énorme molosse qui bave et fourre son nez partout.
Bonne petite famille, donc qui se réunit ce jour-là pour l'anniversaire du grand-père qui fête ses 89 ans.

Arrivée le samedi matin.
Et le midi, l'ambiance commence à se tendre. Déjà, fait qui m'énerve considérablement, à chaque fois qu'on va chez André et Steph, c'est Marie-Anne qui prépare tout, la bouffe et l'organisation, personne ne trouve ça normal, mais personne ne dit rien... C'est donc tout naturellement que Marie-Anne et Théo sont légèrement tendus devant la perspective d'une week-end à Chamonix...
Bref, à midi, Richard et moi mettons la table et apportons le taboulé géant préparé par Marie-Anne, pendant qu'André aide le grand-père à s'installer. Il s'assoit à son tour et commence à servir.
Stéphanie : Attends que tout le monde soit là !
André : Ah écoute, il est déjà tard, si on attend tout le monde, on n'a pas fini.
Il ne manque plus à table que Julie, Marie-Anne et Théo. Les enfants ont bien sûr commencé à manger bien que tout le monde ne soit pas là, André aussi.
André : Commence à manger Estelle, ça va refroidir (clin d'oeil).
Haha, c'est du taboulé...
Moi : Non c'est bon, je peux attendre les autres.
Quand même, ça se fait pas...

Et pendant le repas, le brouhaha s'installe.
Richard : Chris, un peu de vin ?
Marie-Anne : Richard, arrête de boire !!!
Richard : Oh ça va, maman. Dans ces week-ends là, ça s'impose. Estelle, du vin ?
Moi : Euh, ouais.
Stéphanie : Aris, tien-toi bien, et finis ton assiette.
Aris : Z'aime pas. Ze veux des boulettes de viande !
Stéphanie : Donne-moi ton assiette alors.
Chris : Oh putain casse-toi, saleté de chien !
André : DARIUS (Il lui file un coup de pied au cul), file dedans !
Stéphanie : ANDRE NE FRAPPE PAS LE CHIEN !!!
André : Mais c'est comme ça qu'il faut les dresser !!
Stéphanie : Pas si violemment !
Marie-Anne : Aris, qu'est-ce que tu fais sous la table ??!!
Anton : Je peux goûter le vin ?
Chris : Estelle, encore du vin ?
Moi : Ouais.
Marie-Anne : Vous buvez trop.
Richard : Vive les repas en famille.
Julie : Je suis bien d'accord...
Arthur : Je suis tellement content d'être avec vous tous...
....

  L'après-midi, c'est sieste et glandouillage pour tout le monde, et tout le monde arrête de parler dans tous les sens, ça fait du bien.
Mais le soir, on remet ça.  On s'installe dans le salon pour l'apéro.
André : bon, je crois qu'on peut sortir le champagne, là.
Richard va le chercher, mais attend poliment (encore une fois) que tout le monde soit là pour l'ouvrir et servir.
André : Ben alors, on va passer la soirée à regarder la bouteille ? Pourquoi vous l'ouvrez pas ?
T'as qu'à l'ouvrir toi-même, t'en as pas foutu une de la journée...
Richard : Mais y a Chris, maman et Stéphanie qui sont toujours à la cuisine.
André : Steph boit pas de champagne de toute façon.
Richard : Pourquoi ?
André : Elle boit plus d'alcool, ça lui donne des crises de spasmophilie.
Richard : Ah...
André : Bon tu l'ouvres cette bouteille ?
Il l'ouvre donc, rempli les coupes, mais nous attendons toujours les autres pour trinquer.
André : Bon allez, merde, il va chauffer le champagne là ! Allez à la vôtre !
Marie-Anne, qui arrive dans la cuisine : Bah... Vous auriez pu nous appeler quand même !
André : Mais on vous a appelé !
Marie-Anne : Mais non !
André : Mais si !
Bref...

Et alors que l'apéro se passait finalement assez bien, Chris a eu la merveilleuse idée de dire qu'il ne croyait pas à la psychologie, voulant dire par là qu'il trouvait inutile d'aller chercher de la psychologie là où il n'y en a pas.
Comme par exemple lorsque son chef lui a dit "Christophe, cette année tu vas prendre du grade", et que ses parents ont fait tout un speech pour lui expliquer les dessous de cette phrase. Ca l'a saoulé.
Malheureusement, le grand-père, qui est pourtant plutôt sourd, a entendu ce que Chris a dit.
Arthur : Quoi ? Mais Christophe... Comment est-ce qu'on peut ne pas croire à la psychologie ? Je vais t'expliquer, le mot psychologie vient de deux mots grecs qui...
Et merde.
Au bout de dix minutes de discours que Chris n'écoute qu'à moitié, il décide de passer le relais. Et ça tombe sur moi.
Chris : Eh Papi, tu sais qu'Estelle, elle a fait SEPT ans de Latin ? Elle a lu les Métamorphoses d'Ovide, et tout !
Arthur : Oooh dis donc, sept ans !
Moi -_- : Merci chéri.
Chris : Mais de rien...
Voilà donc comment je me suis retrouvée à parler de latin avec le grand-père pendant un quart d'heure.

On passe à table. Chris et Richard, déjà éméchés, sortent des conneries à n'en plus finir. Et après je ne sais plus quelle vanne stupide...
André en riant : Wow... Vous êtes graves, les mecs. Mais bon... on choisit pas sa famille, hein...
Julie, regard noir :  Crois -moi,  c'est réciproque !
André : ...
Et v'lan... Ambiance lourdingue. N'empêche, j'admire Julie, elle est la seule de cette famille qui ose dire les choses comme elle les pense... Et ce n'est vraiment pas de trop.

Stéphanie : Anton, goûte le gratin de Marie-Anne.
Anton : Non, j'aime pas les courgettes.
Marie-Anne : Allez, juste une petite bouchée, fais un effort.
Anton : NON j'aime pas les légumes, c'est comme ça, c'est tout !
Stéphanie : Bon, tu veux un peu de poulet alors ?
Anton : Ben je vais pas manger du poulet tout seul...
Finalement, n'ayant quasiment rien avalé, les deux petits monstres sont partis regarder le match de foot à la télé sans rien demander à personne...
Puis André s'est levé faire je sais pas quoi, et Stéphanie et Julie se sont isolées dans la cuisine pour discuter.
Nous n'étions plus que cinq à table.
Richard : Je me répète, mais... Vive les repas de famille.

Au moment du dessert, tout le monde est quand même revenu.
Chris : Au fait, vous pensez quoi du film Shining ? Estelle et moi on n'est pas d'accord.
André : Shining ? C'est un chef-d'oeuvre !
Moi : Ahhh, merci !
Chris : Ouais ben moi je me suis fait chier. J'ai trouvé les dialogues vides de sens.
Arthur : Attends... Christophe, j'entends des aberrations aujourd'hui. Un dialogue ne peut pas être vide de sens. Dialogue vient d'un mot grec qui...
Et merde.
Arthur a finalement monopolisé la conversation jusqu'à la fin du repas...

Le lendemain matin :
Nous prenons notre petit-déjeuner dehors. Marie-Anne nous rejoint.
Marie-Anne : Ca promet, aujourd'hui. Steph et André n'ont pas dormi de la nuit.
Chris : Pourquoi ?
Marie-Anne : Le chien a fait trois crises d'épilepsie...
Ah oui, parce que j'ai oublié de le dire, même le chien est timbré dans cette famille. Il est épileptique. Ca craint...
Stephanie arrive avec des cernes jusque là.
Steph : Putain... Trois crises dans la nuit, j'ai pas fermé l'oeil. J'ai l'impression d'avoir la gueule de bois alors que j'ai même pas bu...
Le reste de la journée se passe finalement plus ou moins bien...  André a voulu que nous allions manger dans un restaurant chic, bien que nous n'ayons tous prévu que des jeans et des baskets... Bien, à la guerre comme à la guerre, on y va quand même.
L'ambiance est pourrie dans ce resto, il n'y a que des vieux riches qui n'osent pas décrocher un mot du repas, et la décoration des tables est franchement gerbante : des nappes fleuries bleues et jaunes, et des assiettes fleuries roses et vertes...  je ne pensais pas que si peu de bon goût était possible. Très mal à l'aise, on s'est assis quand même, retenant un léger fou rire nerveux...

A 16h, après le repas.
Theo : Allez, on va chercher nos sacs au chalet, et on se casse hein, merde.
Marie-Anne : Oui, y en a marre là.

Ce qui me fera toujours rire dans cette famille, c'est qu'ils ne se supportent pas plus de deux jours, mais en même temps ils s'adorent. Ils se gueulent dessus à chaque fois.... et ils aiment ça.

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18 juillet 2009

Première soirée à la Madeleine... Pas de la tarte

J'ai toujours considéré les fêtes de la Madeleine comme faisant partie des meilleures fêtes de l'été. J'avais jusqu'à ce jour passé des soirées absolument mémorables dans cette petite ville de Mont-de-Marsan, comme peut en témoigner l'article du 31 juillet 2007...

Seulement voilà, une fois n'est pas coutume, la soirée de vendredi soir ne fut pas tellement à la hauteur de nos attentes. Je vais m'efforcer d'en rapporter les évènements avec humour et détachement, bien que sur le moment, ça m'a beaucoup moins amusée...!!! -_-

 

L'apéro commença chez Yannick assez tardivement. Vodka, Whisky, bières, chips et pizzas, discussions, boutades et rigolage, bref un début de soirée tout ce qu'il y a de plus banal et de plus agréable...
Jusqu'au moment où Papouze et Yannick commencèrent à enfiler cul-secs sur cul-secs, bien décidés à se mettre une "race monumentale"... et sous l'effet de l'alcool, il devinrent rapidement les "mecs les plus débiles qu'on n'ait jamais vus" (dixit Thomas) ^^...
Se jeter l'un sur l'autre, par terre, sur le lit, ou contre les murs leur semblèrent manifestement le jeu le plus hilarant du monde. Après quelques supplications de jeunes filles sensées ("Arrêtez vous allez vous faire mal!!" "Ca suffit là, vous voulez pas vous calmez un peu ?" etc.), Clémentine et moi avons décidé de laisser courir, préférant ne pas trop leur prêter attention.

La table basse s'effondra sous leur poids, plusieurs chaises volèrent au milieu de la pièce et se cassèrent... Les deux abrutis continuaient leur bagarre "amicale" dans un bordel incommensurable. Sylvain se mêla vite à la partie, et voilà nos trois compagnons qui se roulent sur le lit, s'étranglent, se tapent, se donnent des coups de pieds, s'attrapent les couilles, et j'en passe. Débiles quoi !

Dépitée, je propose à Clémie de m'accompagner dehors fumer une cigarette, histoire d'échapper à la folie environnante.

Clémie : Je vais faire pipi, je te rejoins après.
Moi : Ok ça marche je t'attends dehors.

Je m'installe face à la baie vitrée restée ouverte et assiste de loin au déchainement des garçons. Soudain, Yannick attrape Papouze par le cou, et regarde dans ma direction. Quelques mètres à peine nous séparent.

Yannick : Eh Papouze, on court dehors et on se jette dans la sapinette ok ??
Papouze : Ca marche !
Moi : Ca va pas non ??
Yannick : Estelle pousse la table s'te plaît !
Moi : Non laisse tomber, j'pousserai pas la table et j'me pousserai pas non plus.
Yannick : Alleeeeeez Tételle s'te plait pousse la table, juste un peu pour qu'on se prenne pas le bord !
Moi : NON j'vais pas vous laisser vous jeter dans la sapinette, vous allez vous faire mal ! Puis Yannick tu vas avoir des problèmes si tu l'abimes !
(J'y peux rien, c'est dans ma nature d'être raisonnable, mais la prochaine j'essaierai pas de les raisonner, chacun sa merde ! )
Papouze : Pousses -toi Tételle !
Moi : Non mais laissez tomber moi je bouge pas ! Vous allez quand même pas me foncer dessus ?!

Eh ben... Si. Tout est allé très vite, j'ai pas compris grand chose à ce qui m'arrivait... Je les voyais parler à Sylvain, et je pensais qu'ils avaient abandonné l'idée. Mais non, ils se sont mis à courir, bras dessus bras dessous, et m'ont foncé dessus. Je me suis retrouvée par terre, la main écorchée, la jambe endolorie, et Yannick à moitié sur moi. Je me suis alors promis de ne jamais plus leur tenir tête...

Moi : Putain Yannick CASSE TOI !!

Il s'exécute et je le vois deux secondes plus tard les jambes dans la sapinette, le haut du corps étalé par terre, et un Papouze mort de rire à côté.

Moi : Vous êtes vraiment stupides ... !!
Clémie : Viens dedans Estelle, laisse les.

Dix minutes plus tard, Yannick se plante devant moi.  Je lui jette un regard-qui-tue spécial Tételle ^^
Yannick : Ca va ?
Moi : NON
Yannick : Qu'est-ce qui a ?
Moi : Vous m'avez fait mal.
Yannick : Ah bon ?
Moi : Ben oui, ça va pas de me foncer dessus comme ça ??
Yannick : On t'a foncé dessus ?
-_- Eh ben dis donc ça te fait pas du bien l'alcool hein !
Moi : Ben oui t'es bête ou quoi ?
Yannick : Mais t'es tombée ?
Moi : o_O Oui je suis tombée oui !! Et j'ai mal à la main et à la jambe !
Yannick : Oh mince je suis vraiment désolé, tiens je te fais un bisou sur la main et un autre sur la jambe, ça va mieux ?
Moi : -_- Nan mais ça va hein, j'ai pas SI mal que ça hein, mais vous êtes méchants de m'avoir fait tomber...
Yannick : Vraiment désolé, on n'a pas fait exprès.
Moi : Bien sûr oui, j'étais juste devant vous, faut être con pour pas m'avoir vue !
Yannick : Tu fais la tête ?
Moi : J'suis juste un peu énervée.
Yannick : Ok bon on va arrêter de faire les cons... Papouze ! Viens allez on arrête, on a fait mal à Tételle !

Ah ben c'est pas trop tôt !!

Nous partons finalement à la fête dans une ambiance plutôt joyeuse malgré les circonstances ... ^^
On retrouve des gens, on discute on rigole on s'amuse, tout va bien.

Clémie : J'accompagne Sylvain à l'appart, on va ranger les cartes de crédit. Je t'appelle quand on revient et tu me dis où vous êtes ok ?
Moi : Ok, à tout à l'heure ! ... Bon allez les copains on bouge ? Vous voulez aller où ?
Thomas : On essaie d'aller au Havana ?

Une fois tout le monde d'accord, on part, on se suit tant bien que mal à travers la foule, mais au coin d'une rue, plouf ! plus de Papouze et plus de Yannick ! Ils se sont perdus. Bien, vus qu'ils m'avaient déjà saoulé au préalable, je préfère rester avec Thomas et des copines qu'on a retrouvé plutôt qu'aller les chercher.
Une quinzaine de mètres avant d'arriver au Havana, une averse s'abat sur nous. Les gens courent dans tous les sens pour essayer de s'abriter, et nous faisons de même. On se précipite au Havana, mais il est déjà bondé. Les filles réussissent à se glisser sous le auvent pour échapper à la pluie mais Thomas et moi restons en dehors, et la pluis redouble d'intensité à chaque seconde.

Moi : Thomas viens, on peut pas rester là, on va trouver un autre endroit pour s'abriter !
J'en avais effectivement repéré un en arrivant qui aurait pu faire l'affaire.

Je cours, Thomas me suit, mais je le vois soudaint s'arrêter contre un mur, au-dessus duquel un minuscule bout de toit le protège à moitié de la pluie.
Thomas : Viens là Tételle !
Moi : Mais non c'est nul, suis moi y en a un là qui est beaucoup mieux !

Je m'y précipite. Deux jeunes hommes s'y trouvent déjà et me regardent en souriant. Je suis dégoulinante.
L'un d'eux : Ca va ?
Moi : Pff ouais ... j'suis trempée ! Putain il est où Thomas ?
L'autre : T'as perdu quelqu'un ?
Moi : Ouais il m'a pas suivie, fait chier.

Je m'assois à côté d'eux, essayant tant bien que mal d'essuyer mon visage. Eh ben, déjà que j'suis un peu malade, ça va pas arranger les choses...
Le mec à côté de moi me tend un joint allumé.
Lui : Tu fumes ?
Moi : ...... Ouais...
Bon en temps normal, non, je ne fume pas ça. Mais là, vu les circonstances, pourquoi pas hein ! Au point on j'en étais ...

Je discute avec eux un moment, ils sont sympas, on se rend compte qu'on a des connaissance en commun (dieu, que le monde est petit !), puis, enfin, la pluie s'arrête. Ils repartent faire la fête de leur côté, et je pars chercher Thomas et les filles du mien. Mais SURPRISE, Thomas n'est plus sous son petit abri pourri. Je vais jusqu'au Havana, pleine d'espoir, mais les filles n'y sont plus.

Ok. Rester calme. Je suis toute seule. Ok c'est pas grave, j'ai mon portable, pas de panique. PUTAIN ILS SONT OUUUUU ??

Mon portable sonne, c'est Yannick. Le bruit est trop important autour de moi, j'entends rien, je crie, il crie, et je finis par comprendre qu'il est au Cactus. Super, c'est à l'autre bout de la ville. Tant pis, j'y vais. Sur le chemin j'envoie un message à Clémie pour savoir où ils sont, lui dire que j'suis toute seule et que je vais au Cactus. Je traverse les rues tant bien que mal, toujours un peu (beaucoup) paniquée. Au passage, on m'invite à danser, on me touche les cheveux, on me touche les fesses, et je les envoie tous chier sans modération, de plus en plus énervée.

Quel con ce Thomas d'être parti sans moi !! C'est n'importe quoi, ça fait deux fois que ça m'arrive, et j'suis sure que ça arrive qu'à moi c'est nul, les autres, personne les laisserait jamais tout seul, et Thomas il m'a trop laissé tomber, putain il va m'entendre...
Voilà ce que je ruminais tandis que je faisais du coude à coude dans la foule.

J'arrive à la place Pancot, la foule se fait moins dense. Et là j'entends : "HE ESTELLE !"
Je me retourne. Pauliiiiiine !!! Une tête connue, Halléluia !! Je me jette dans ses bras, et, de nerfs, je commence à pleurer.
Elle, toute étonnée : Eh beh mais qu'est-ce que t'as ??
Moi : J'suis toute seuuuuuule, j'ai froid, et j'ai eu peuuuur !
(Maintenant que j'y repense ça a du paraitre débile, mais c'était plus fort que moi...^^)
Elle : Ooooh mais ça va aller ma chérie ! Tu vas les retrouver !
Moi : Mais oui mais c'est pas le problème, j'm'étais aussi retrouvée toute seule à Saint-Sever, ça me saoule !!

Bref, elle m'a consolée, m'a rassurée, j'me suis calmée, et suis repartie vers le Cactus. Mais là, personne.
Aaaaah putain ils commencent à me faire chier là !!!

Je retourne à la place Pancot, j'écris à Clémie, elle me dit de revenir au Cactus. Zen zen zen ...

Je les retrouve finalement, mais j'ai froid, je suis fatiguée et énervée, et j'ai plus DU TOUT envie de faire la fête.
Du coup on rentre, on retrouve tout le monde, et on se rend compte que tout le monde était tout seul ^^

Comme quoi, il arrive aussi qu'on passe des mauvaises soirées !! ^^ D'habitude j'évite de raconter les soirées ratées mais là c'était tellement extrême que j'ai pas pu m'empêcher... Puis ça faisait tellement longtemps que j'avais pas écrit sur ce blog qu'il fallait bien que je m'y remette ! Et au moins, c'est original... ^^

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09 janvier 2009

Quelques jours entre copines ...


DSC_0246

(Pauline n'étant pas présente sur la photo, je préciserais donc que c'est elle qui l'a prise, et que je la remercie parce qu'elle est trooooop bien !! )

J'ai fait tellement de choses pendant les deux semaines passées dans les Landes qu'il me faudrait des jours entiers pour tout raconter... Je vais donc me contenter des deux jours particulièrement mémorables passées avec Marie, Laurie et Pauline à Fabian, dans les Pyrénées.
L'organisation de cette petite excursion fut des plus compliquées, mais après de nombreuses péripéties et des heures de négociations acharnées, nous sommes finalement parties le Lundi soir aux alentours de 18h, Marie et Pauline dans une voiture, Laurie et moi dans une autre (oui, il nous fallait deux voitures parce que Marie allait rester là-bas plus longtemps que nous, et de toutes façons, vu la tonne de choses que nous avions à amener, cela s'est révélé indispensable...).

 

Pour expliquer rapidement les choses, nous allions dans une petite maison appartenant à ma famille, où une dizaine d'amis de Marie et Jeremy se trouvaient déjà. La maison n'ayant que deux chambres, ils en avaient donc transformé une en grand dortoir pour nous laisser à nous quatre la plus petite, où il n'y a qu'un seul grand lit.

 

Dans la voiture, Laurie et moi avons commencé à discuter de l'organisation de notre réveillon.
Laurie : Alors finalement Carine toi et moi on va dormir chez ma Tatie, ok ?
Dans ma tête, en deux secondes : Carine Laurie moi = trois, donc trois dans le même lit c'est possible, donc pas besoin de matelas gonflable, donc...
Moi : HAAAAN C'EST PAS VRAI !!!
Laurie : Quoi quoi quoi, keskiya ??
Moi : Je crois qu'on a oublié de prendre le matelas gonflable...
Laurie : Non, tu rigoles! Mais comment on va faire ?
Moi : Attends j'appelle Pauline.

 

Pauline : Oui ?
Moi : Oui, en fait j'ai un doute affreux, est ce que tu peux demander à Marie si elle a pensé à prendre le matelas ?
Pauline : ... Euh, Marie ? Dis moi que t'as pensé à prendre le matelas !!
Marie : Haaaaaan !!!
Pauline : Bon ben j'crois qu'on l'a oublié.
Moi : Merde, comment on fait ?
Pauline : On va arriver à Pau dans pas longtemps, on va s'arrêter au Leclerc pour en acheter un, on a pas vraiment le choix...

 

Et cet arrêt au Leclerc nous a retardé de plus d'une heure. Oui, parce que déjà, nous avons rencontré quelques difficultés à trouver un matelas gonflable en cette fin de mois de décembre (Oh il en reste qu'un !! Mais il est ouvert c'est bizarre... Bah peut-être qu'il était en exposition ! Laurie, on est en DECEMBRE !! ^^) , ensuite parce que nous avons réalisé qu'on avait toutes faim... Nous avons donc fait un petit pique-nique sur le parking du Leclerc (super fun...), puis alors que nous allions repartir, Marie réalisa qu'il fallait qu'elle prenne de l'essence, mais Marie a galéré comme pas possible, puis en repartant Marie s'est trompé de route, bref !
Nous sommes finalement arrivées à Fabian aux alentours de 22h, alors que nous aurions dû arriver à 21h. On peut dire que nous sommes des filles très ponctuelles et très organisées...

 

Nous sommes donc entrées dans la maison pour dire bonjour aux personnes qui étaient déjà là. Je les connaissais tous plus ou moins soit de vue soit d'après les descriptions de Marie, exceptées deux filles blondes archi-blondes qui, selon nos sources, étaient "la copine de Benamou et une copine de cette copine"... Bien.
Nous ressortons chercher nos bagages.

 

Laurie : Eh Estelle... Elle sont très très blondes, non ?
Moi : T'es bête...
Laurie : Quoi c'est vrai !
Moi : Toi t'es blonde à l'intérieur ma chérie !
Laurie : Eeeeh t'es trop vilaine !
Moi : Mais je rigole ! Tiens, regarde les étoiles comme elles sont belles !
Laurie lève les yeux au ciel genre petite fille émerveillée, puis réalisant que je me moquais légèrement, s'indigne : "Mais arêêêête t'es méchante !"
Je t'aime ma chérie :)

 

Une fois toutes nos affaires à l'intérieur, nous nous sommes assises à la table et avons commencé à discuter alors que tous les autres partaient déjà au lit, éreintés après leur journée de ski. Seuls restèrent avec nous Chip et Go (ce sont des surnoms hein ^^).
Chip : C'était pas trop long le voyage ?
Marie : Non ça va, c'est passé assez vite.
Pauline : Ouais, surtout qu'on a passé la plupart du temps à chanter ...
Moi : Oh Marie a mis ses vieilles cassettes ? Elles sont énormes, hein ? ... Avec Laurie on a fait que parler !
Laurie : Ouais. Oh et on a vu un truc bizarre aussi ! Vous avez pas vu les filles, en arrivant vers St-Lary, un gros truc qui clignotait en haut d'une montagne ?
Marie : Non on a pas fait attention.
Laurie : C'était super joli, mais je me demande ce que c'était ! J'pense que c'était peut-être une gros bonhomme de neige avec une guirlande autour !
Go : Ok, rien que pour ça je regrette pas de ne pas être allé me coucher !!
Moi : C'était bien trop gros pour que ce soit un bonhomme de neige !
Laurie : Mais non mais pas du tout, c'est tout à fait possible !
Après vérification, ce "bonhomme de neige scintillant" s'est avéré être l'arrivée du téléphérique de St-Lary... On va dire que Laurie était fatiguée ce soir-là ^^

 

Nous sommes finalement parties nous coucher, après une tentative vaine de gonflage de matelas (le gonfleur électrique n'avait pas été assez chargé...) et après avoir déterminé notre mission du lendemain : avec laquelle des deux blondes (la petite grosse ou la grande maigre^^) sort Lilian, dit Benamou.

 

Le lendemain matin, Marie Pauline et moi sommes parties en Espagne pour acheter alcool et clopes, laissant un peu de solitude à Laurie qui voulait en profiter pour réviser.
La route pour aller en Espagne est assez tortueuse, pleine de lacets (ouaiiis Pauline a appris un nouveau mot !), et plus nous montions, plus la couche de neige sur les bas-côtés était épaisse. Les paysages étaient vraiment magnifique, et j'ai maudit le fait d'avoir oublié mon appareil photo.
Moi : C'est vraiment trop beau, la neige est immaculée c'est génial.
Sur le trajet du retour :
Pauline : Woaw, la neige est toute lisse, c'est trop beau !
Moi : Oui, c'est ce que j'ai dit tout à l'heure...
Pauline : Aaah c'est ça que ça veut dire, "immaculée" !
Ouais, Pauline a appris un deuxième nouveau mot ! ^^

 

Le reste de la journée fut des plus éprouvants : assises autour de la table (d'où nous n'avons pas bougé jusqu'aux alentours de 17h), nous avons :
-mangé de la soupe avec des croûtons :)
-bu du thé
-bu du jus d'orange
-fumé quelques clopes
-et surtout, joué à la BELOTE !!

 

Effectivement, journée éprouvante.
A 17h, histoire de bouger quand même un peu, nous avons décidé d'aler faire un tour à St Lary. Et nous avons attéri... Dans une crèperie, où l'on s'est empiffré de crèpes grandes comme ça, et où nous avons... joué à la belotte, oui encore et toujours !!

 

De retour à la maison, nous avons laissé les autres (qui entre temps étaient revenus du ski) manger ensemble, nos estomacs étant encore alourdis, et nous avons passé notre temps à... Boire du Martini, papoter, et observer les gens. Parce que, n'oublions pas notre mission, hein !!

 

Soudain, je vois le visage de Pauline se figer, sa bouche s'ouvrir, ses yeux s'agrandir. Elle chuchote : les filles, j'viens de voir un truc qui m'a choquée !!
Moi : quoi, quoi, dis nous ?
Elle vient s'asseoir à côté de moi et me chuchote : Je crois qu'il sort avec les deux à la fois...
Moi : Naaan, sérieux ?
Laurie : Quoi, quoi ?
Moi : Pauline croit qu'il sort avec les deux à la fois ?
Laurie : Quoi ??
Pauline et Marie les avaient effectivement vus se faire un câlin à trois, et Lilian aurait fait un bisous sur la bouche aux deux, l'une après l'autre (mais elles n'étaient pas sures à 100% que le bisou à la grande maigre était effectivement sur la bouche...).
Ce fut donc notre sujet principal durant tout le reste de la soirée. Nous les avons espionnés, épiés, surveillés...

 

"Il vient d'embrasser la petite, ça j'en suis sure ! .... Attends, je fais semblant de te parler et en fait je les regarde ! Non mais tout à l'heure il s'est enfermé dans la salle de bain avec la grande, c'est quand même bizarre ! han mais regarde, il la prend par la main !... Elle va sur ses genoux !!!"

 

Cette enquête était quand même interrompue par un autre problème d'actualité... Le problème de Marie : Je pars ou je reste ??
Marie : Mais si je pars je vais pas voir mon chéri, et j'ai envie de le voir ! Mais si je reste je vais regretter de pas avoir passé beaucoup de temps à la maison, et j'aimerais bien revoir des gens de Dax !
Moi : Pèse le pour et le contre !
Marie : Mais c'est pareil des deux côtés !
Moi : Attends j'ai une idée, je vais te faire la technique de Phoebe dans Friends !
Marie : c'est quoi ?
Moi : Je te pose des questions avec deux choix à chaque fois, et tu me réponds le plus vite possible ok ?
Marie : Ok !
Moi : Blanc ou noir ?
Marie : Noir.
Moi : Chocolat ou café ?
Marie : Café.
Moi : Montagne ou mer ?
Marie : Mer
Moi : Bordeaux ou Lyon ?
Marie : Lyon...
Moi : Tu restes ou tu pars ?
Marie : Je pars ! Ouais non mais ça marche pas ton truc, je dis le deuxième choix à chaque fois !
Moi : Mais t'es nulle, faut réfléchir un minimum ! Je trouvais ça bizarre aussi, que tu choisisses Lyon... ^^ Bon alors, on continue : Pantalon ou jupe ?
Marie : Jupe !
Moi : Arrête de dire le dernier !! Droite ou gauche ?
Marie : Gauche.
Moi : Tu restes ou tu pars ?
Marie : je pars.
Moi : Tu pars ou tu restes ?
Marie : Je reste !
Moi : C'est bon, laisse tomber ...

 

Une fois couchées, nous avons continué à parler du problème Lilian-les blondes. Pauline émit l'hypothèse que la grande pourrait être la soeur de Lilian... ça expliquerait pourquoi la petite n'est pas jalouse de leur relation, et pourquoi cette situation n'a l'air de choquer personne à part nous ...
Lasses de ne pas savoir le fin mot de cette histoire (et surtout, très, très, très curieuses...), nous avons décidé de descendre pour en parler avec Chip et Go, qui étaient les seuls encore debouts.
Mais finalement, ils ne nous ont pas beaucoup éclairé. Ils n'ont fait que rire, se moquer légèrement de notre curiosité, tout en nous assurant qu'ils n'en savaient pas plus que nous, si ce n'est que la grande n'était absolument pas la soeur de Lilian.
Nous sommes donc reparties nous coucher, la tête en forme de point d'interrogation ^^

 

Le lendemain, à croire que les Destins étaient de notre côté, nous aperçûmes à peine levées, abandonné à côté de l'évier, .... UN PORTABLE OUBLIE !! Et, ô chance ! Ce téléphone appartenait à l'une des blondes (la petite grosse). En fouines dignes de ce noms, nous l'avons fouillé de fond en comble, messages reçus, messages envoyés, photos etc.

Et nous avons donc compris que la petite était la copine officielle de Lilian (ça on le savait déjà plus ou moins), et que la grande était une fille très proche de Lilian, et l'autre était jalouse d'elle et a donc voulu la rencontrer pour que cette situation lui semble "normale"... Bizarre quand même, puisque les deux blondes avaient l'air d'être les meilleures copines du monde...

Bref, cette histoire était très bizarre, et nous a voulu de nombreux fous rires...

Nous sommes finalement reparties toutes les quatre le même jour (mais pas à la même heure)...

Séjour inoubliable avec vous les coupines, à refaire !!

Et je terminerai avec cette phrase mythique de Marie : "Mais Go il est gentil, il est toujours heureux !!"

Hihihi

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05 novembre 2008

Le train... Péripéties et anecdotes

J'ai retrouvé par hasard un article que j'avais écrit cet été durant l'un de mes multiples voyages Bordeaux-Lyon, et vu que j'ai encore fait ce trajet il y a une peu moins d'une semaine, cet article me semble encore d'actualité...

Tout le monde le sait, lyon est une ville très très mal desservie, surtout depuis Bordeaux. Voilà maintenant plus d'un an que je suis contrainte de me taper environ 9 heures de train presque tous les mois. Inutile de préciser que le train, je connais en long, en large et en travers...

Pas mal d'inconvénients dans les train, n'est-ce pas ?

D'abord, il y a les gens. Non, je ne suis pas profondément associable, mais il y a des limites (et de toute façon, je pense qu'on est tous un peu associable dans l'âme...). Se retrouver pendant 9 heures dans le même compartiment (oui, au début, je prenais encore les vieux trains pourris à compartiments...) que des gosses insupportables qui courent partout, crient dans tous les sens, te grimpent dessus etc., c'est franchement pas coul. Et puis leur maman te regarde avec un sourire d'excuse, et tu lui réponds un petit "c'est pas grave", alors que ta seule envie en ce moment précis est de bailloner ses mioches et de les balancer par la fenêtre...

Et puis il y a aussi les gens qui s'étalent... Dans un TGV Paris-Bordeaux, je me retrouve en face d'un type avec des lunettes de soleil qui allonge ses jambes jusque sous mon siège. Embêtée, mais n'osant pas trop ouvrir ma gueule, je lui fais du genou pour qu'il comprenne qu'il devrait se pousser et, discrètement, je lève le nez de mon magazine pour observer sa réaction. Le visage tourné vers moi, il reste stoïque. Soit il dort (oui, ses lunettes m'empêchent totalement de voir si ses yeux sont ouverts ou fermés), soit il fait semblant parce que je le fais chier à vouloir récupérer mon espace vital, soit il a cru que mon coup de genou était une technique de drague archi-naze et il me regarde en me prenant pour une imbécile finie. Bref, je suis restée dans une position des plus inconfortables pendant la majeure partie du trajet...

Enfin, il y a les gens qui se croient obligés de taper la causette. Le plus souvent je souris et réponds poliment (par monosyllabe la plupart du temps, histoire que la conversation ne s'éternise pas trop...). Mais au bout de la neuvième heure de trajet, quand l'impatience et la lassitude commencent à me taper sur les nerfs, c'est autre chose. TGV Bordeaux-Dax, dernière heure de trajet après le long périple Lyon-Bordeaux. Une heure, ça me semble dérisoire, et je m'installe à ma place sans prendre la peine d'enlever ma veste et de sortir un bouquin ou mon mp3. J'attends que ça passe. Un jeune homme s'asseoit à côté de moi et me sourit. Je le regarde à peine. Il essaie d'entamer la conversation sur un truc banal : "Ouh, il fait froid ici, non ? Y a la clim là ?"
Ce garçon est jeune-charmant-sympa, mais je me contente d'un dédaigneux haussement d'épaules. Il n'insiste pas, et pour le décourager tout à fait je me troune vers la fenêtre, prends mon air hautain et nonchalant et fixe le paysage avec acharnement.

Et puis il y a les toilettes, autre inconvénient majeur. Je déteste aller aux toilettes dans un train, mais me retenir pendant neuf heures, c'est pas vraiment possible, alors je n'ai pas le choix, j'y vais malgré les mauvaises odeurs, le manque d'hygiène, le manque de papier Q, et les putains de portes à la con... Oui, parce que les portes des WC des corails intercités, c'est vraiment n'importe quoi. C'est une porte automatique avec un bouton pour ouvrir, un pour fermer, et un autre pour verrouiller. sauf qu'il faut appuyer loooooongtemps sur le bouton pour que la porte se ferme, et ça je le savais pas ! Me voilà en train se galérer, d'appuyer avec acharnement sur ce bouton, la porte se ferme à moitié, souvre, se referme, s'ouvre... Les gens me regardent avec un air idiot genre "Oh mais quelle cruche, elle sait même pas fermer un porteuuuh !". Et je me sens complètement ridicule...

Enfin, il y a les galères... Enfin, LA grosse galère, une galère intersidérale, LA fois où j'ai cru que les destins s'acharnaient contre moi pour m'empêcher de rentrer dans les Landes.
J'avais pris mon billet quelques semaines à l'avance, en jeune fille prévoyante que je suis, mais... Bam ! Mon éternelle poisse me colle une grève de la SNCF juste ce jour là ! Bien, je reste calme.
Direction la gare, pour changer mon billet. Le train que je prends habituellement n'est pas prévu non plus pour le lendemain, à cause de la grève prolongée. On me propose le TGV qui passe par Paris. Ouais, ok, mais...
Passer par Paris = Changement de gare = galère et foule du métro parisien =une Tételle dix fois plus névrosée que d'habitude.
Enfin bon, a la guerre comme à la guerre. Après trois mois passés loin des Landes, j'ai quand même vraiment hâte d'y retourner. Tant pis pour la névrose, j'accepte ce billet.

Le lendemain, 17h. Après une journée d'angoisse à l'idée de me retrouver livrée à moi-même dans le métro de Paris avec 45 minutes top chrono pour effectuer le changement de gare, me voilà sur le quai avec Chrisophe. On attend l'arrivée du train, mais... On annonce soudain que le TGV aura dix minutes de retard.
Première pensée : Haaan, merde, plus que 35 minutes pour faire le changement !
Et mon chéri qui me dit qu'il s'en va parce qu'il aime pas attendre comme ça en sachant que je vais partir. Me voilà donc tristounette, en plus d'être angoissée. Youpi.
Je reste donc seule sur le quai (enfin, seule avec une centaine d'autres passagers qui attendant comme moi et qui commencent à s'impatienter...). Et j'attends ce train qui ne vient pas. Et là...

Diim Dam Diiim Dam ! (C'est la p'tite musique des annonces de la sncf, pour ceux qui auraient pas compris^^). "Le TGV n° bidule machin, à destination de Paris Gare De Lyon, est annoncé avec un retard de 30 minutes. Veuillez nous excusez pour la gêne occasionnée."
Aaah naaaaan, meeeerde! Tu peux te les garder tes excuses, grognasse ! 15 minutes pour le changement de gare, c'est complètement impossible. Exaspérée et sans trop d'espoir, je me dirige vers un contrôleur pour lui exposer mon problème et savoir s'il y a quelque possibilité de prendre un autre train.

Moi : Euhh bonjour, excusez-moi, je suis censée prendre le TGV pour Paris, mais j'ai un changement de gare à faire, et avec le retard je n'ai plus que quinze minutes, je pourrais jamais arriver à temps. Comment je fais ?
Lui, qui me regarde de haut : Ben vous allez le rater !!
Ouais ok, si c'est tout ce que t'as trouvé à me dire, abruti, ça m'avance vachement...
Moi : D'accord ouais...

Je tourne les talons, me fraye un chemin dans le foule jusqu'à la sortie.
2ème faux départ. Je rentre chez moi, énervée, dépitée, à deux doigts de retourner à la gare et de massacrer tout le monde.
J'y retourne finalement, mais une fois calmée et détendue, pour changer mon billet une deuxième fois. On me donne un nouveau billet Lyon-Paris-Bordeaux, et la dame me lance, sarcastique :
"1h10 pour faire le changement... Vous croyez que vous allez y arriver ?"
-_- C'est pas trop le moment de faire de l'humour, hein...!

Le lendemain, le train est arrivé à l'heure. Le changement de gare s'est relativement bien passé, malgré le manque d'escalators dans les couloirs du métro, la lourdeur excessive de mes bagages, et les gens qui me poussent dans tous les sens... Je suis arrivée à Montparnasse à l'heure, et je me suis retrouvée dans le TGV en direction de Bordeaux, face au type aux lunettes de soleil et aux longues pattes...

J'adore voyager ^^

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20 octobre 2008

Le Rire de Marie®

Vous connaissez bien sûr tous ma soeur Marie, ainsi que son universel et mémorable "rire de bourrée", n'est-ce pas ? Ce fameux rire que l'on a tous entendu, qui met à lui seul l'ambiance dans une soirée... On ne peut pas s'empêcher de rire aussi en l'entendant, c'est un rire pour le moins communicatif ^^ Bref, ce rire, on l'adore !

Et samedi dernier, lors d'une soirée mémorable quoi que légèrement foireuse,
Marie eut la fantaisie de partager son rire avec toute la communauté lyonnaise...!! Bon peut-être pas TOUTE, j'exagère hein, mais en tout cas avec les quelques lyonnais présents dans la ligne de métro D entre 22h30 et 23h...

Plantage du décor :
Samedi soir, Christophe et moi avons réunis quelques amis et amis d'amis dans notre appartement pour un petit "apéro dinatoire", avant d'aller nous perdre au fin fond du 9° arrondissement pour aller voir un concert de punk dans lequel jour le groupe du mari de la cousine de Christophe (ça y est, tu le vois venir le coup foireux, là ??). Sont présents Marie, Jérémy, Alexia, Sophie, Richard, Franck et Lydie. La soirée démarre tranquillou, on boit on mange on rigole, jusqu'à ce que sonne l'heure du départ. Chris part en voiture avec Jerem Alexia et Sophie tandis que nous autres prenons le métro.

Nous grimpons dans la rame. Nous nous faisons rapidement remarquer, nos esprits étant quelque peu échauffés par les effets des boissons alcoolisées... Surtout Richard, qui, une gande bouteille de Heinekein à la main, gigote, parle fort, et surtout, porte autour de la tête une écharpe noire qui relève ses cheveux en une moumoute informe et mollassonne et lui donne un air légèrement ridicule.

Moi ( à Marie ) : Je te parie que quand le métro va partir, Richard va se casser la gueule !
Marie :
Ah oui, c'est sûr !

Le métro démarre... Boum ! Richard titube et se mange le dossier des places assises. Et là...

Marie : HIHIHIhihihihihiii !
Moi :
Oh non...

Et si. Marie a éclaté de rire, Richard Franck et Lydie s'y mettent aussi, l'encouragent à rire encore, et Marie continue de plus belle. Les gens nous regardent bizarrement, et j'entends quelques commentaires derrière moi.

Une fille : Putain non mais c'est quoi ce rire ??
Une autre : Ah mais parce qu'elle rigole là ??
Moi : Oui oui... Elle rie !
L'autre :
Oh je croyais qu'elle imitait les freins du métro !!

Bref ! Marie se calme petit à petit, le trajet continue plus calmement, jusqu'à ce que Lydie ait la merveilleuse idée de chuchoter à Marie : "Eh, regarde trois rangs plus loin, y a le record du monde de nez !!"
Et c'est reparti, Marie rie, les gens la regardent ahuris, et la fille de toute à l'heure s'exclame : Hé, hé! Comment tu t'appelles ? Marie ? Ok vas-y Marie, rigole, rigole, s'te plaît !"
Gnééé
Marie :
Ah ben c'est pas sur commande hein !

Enfin bref, vous voyez, le rire de Marie a encore fait sensation ! ^^ D'ailleurs tu devrais déposer une marque ... Le Rire de Marie® enfin tu vois le genre ! ^^

Voilà pour la petite anecdote de la soirée, j'ai peu la flemme de raconter la fin un peu foireuse, désolééééée ! Peut-être un autre jour :-)

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27 septembre 2008

Doudou nous fait des frayeurs...

DSC_0837

Ma petite chatounette Douchka a maintenant 5 mois, elle grandit à une vitesse hallucinante et est de plus en plus cinglée. Sérieusement, y a des jours où elle m'inquiète ^^ et où j'me dis que l'appart était quand même beaucoup plus calme quand elle était pas là...

Mais aujourd'hui, à l'approche de son sixième mois qui équivaut (j'en suis presque sure !!) pour nous à la fameuse "crise d'adolescence", Douchka a fugué !!

Laissez-moi situer le contexte...
Midi. Christophe et moi préparons le dîner tout en bavardant. Douchka nous tourne dans les pattes, miaulant à tout va, comme à son habitude.
Moi : Ooooh Douchka, ta gueule ! Tu m'fatigues !
Il faut dire qu'elle a un miaulement particulièrement aigû, long et agaçant. A chaque fois qu'on s'affaire dans la cuisine, elle nous suit, monte sur la table, sur la gazinière, miaule, chouine, se plaint, réclame, bref elle est pénible ! Et on a beau la gronder, la taper (gentiment hein), l'envoyer valser, rien à faire !
Et puis voilà qu'elle se tourne vers la baie vitrée menant au balcon, et qu'elle exprime par un miaulement des plus irritants qu'elle veut aller vagabonder sur la terrasse.
D'habitude, on ne la laisse jamais sortir parce que mademoiselle est maintenant assez grande pour grimper sur la rambarde, aller faire chier les voisins, et éventuellement se casser la gueule du 7ème étage, ce qui nous embêterait bien ^^
Mais...
Chris : Bon... On la laisse aller dehors ?
Moi : Ouais... Après tout, elle s'est déjà un peu baladé sur le balcon, elle revient toujours. Puis on est juste à côté !Allez, ouvre...

Il ouvre, Douchka sort sur le balcon, grimpe sur la rambarde, et nous regarde d'un air de dire "ben alors, vous venez me chercher ?". Puis elle s'aventure jusqu'au balcon de la voisine, revient, fait des petits aller-retours. Je la surveille, m'assure qu'elle ne s'éloigne pas trop. Jusqu'à ce que mon homme s'exclame "oh faut que je te montre un truc sur Internet, viens voir !"
Je m'exécute. Et nous oublions notre pauvre doudou.

Vingt minutes plus tard.

Chris : Eh ! Mais elle est toujours pas revenue Douchka !!
Moi : Merde, c'est vrai !!
On se précipite sur le balcon. On regarde de tous les côtés, sur les balcons voisins, sur le toit... Pas de Douchka. On panique légèrement, mais on essaie de se rassurer. Elle va bien finir par revenir, hein ??
Je vais vite sonner chez la voisine. Je sais que Douchka aime bien se balader sur son balcon, et éventuellement s'aventurer dans son appartement quand une fenêtre est restée ouverte. Mais une fois de plus, mes recherches sont vaines, la voisine l'a vue se balader sur le balcon il y a une vingtaine de minutes mais c'est tout. Elle regarde avec moi sur le balcon de l'autre voisin, mais Douchka n'y est pas, les fenêtres sont fermées et le voisin est absent.
Je ne vois que deux solutions : soit elle est montée sur le toit, soit... elle est tombée.
Je mets mes chaussures en deux deux.

Chris : Qu'est-ce que tu fais ?
Moi : Je vais voir en bas. Peut-être qu'elle est tombée, ou qu'elle a réussi à descendre et qu'elle se balade dans la cour.
Chris : Ok, je viens avec toi.

On se sépare, on regarde chacun de son côté, on ne laisse rien au hasard. Rien. Et surtout, pas de corps de chat écrasé, ce que je redoutais horriblement. Je suis un tantinet rassurée.

On remonte, je regarde une dernière fois sur le balcon, sur le toit du côté des véluxs, mais rien. On s'affale devant la télé pour essayer de se changer les idées.

Chris, au bout de cinq minutes : Allez Doudouuuu, revieeeens !!
Moi : Je suis sure qu'elle reviendra pas.
Chris : Mais non, dis pas ça !
Moi : Si, moi j'y crois pas. Elle peut être n'importe où...

Effectivement, l'immeuble est déjà immense, elle aurait pu aller sur n'importe quel balcon, et quelqu'un aurait pu décider de la garder. Et les toits des immeubles voisins communiquent avec le nôtre, bref, elle est probablement déjà bien loin.
Les heures passent. On a laissé la baie vitrée ouverte, au cas où elle repointerait son nez. A chaque bruit, on s'y précipite, mais ce ne sont que des fausses alertes.

Moi : Je veux qu'elle revienne !!
Chris : T'inquiètes pas...
Moi : Dis, si demain elle est toujours pas revenue, on ira imprimer des affiches de recherche au cybercafé ?
Chris : Ah oui oui c'est sûr ! On peut même le faire maintenant !
Moi : Tu crois ? Remarque, ouais, t'as raison.
Chris : On a des photos d'elle dans l'ordinateur non ?
Moi : Oui je crois, pour mon anniversaire on l'avait prise en photos plusieurs fois.
Chris : Cool, ben on en met une sur ma clé USB et on file au Cyber.

En dix minutes, nous voilà partis, clé USB dans une main, rouleau de Scotch dans l'autre, motivés à bloc. Mais tout ne fut pas si simple.
Nous arrivons au CyberCafé le plus proche de chez nous.
Chris : Bonjour, euh d'abord, est -ce qu'on peut imprimer, ici ?
Le monsieur : Ah, désolé, on n'a plus d'encre. Mais vous pouvez aller chez un collègue, il en a lui.

Il nous indique la route, nous nous y rendons. Et sur la route, on se met à déprimer.
Chris : On fait quoi si jamais elle revient pas ? On en prend un autre ?
Moi : Non non, c'est clair que non, j'veux pas en avoir un autre de suite !!
Chris : Ouais, faut qu'on fasse notre deuil avant.
Enfin vous voyez, on en parlait déjà comme si elle était morte et enterrée c'te pauvre chatte ^^
On arrive au 2ème Cyber. Même question.
Réponse : Ah désolé, notre imprimante est en panne, j'ai une nouvelle machine qui ne fait que photocopieuse et fax.
Tant pis ! Nous sortons quelque peu irrités.

Chris : Bon, on fait quoi maintenant ?
Moi : Ben j'en connais un autre, mais c'est un peu plus loin quoi...
Chris : Ouais. Putain, j'ai la flemme là !
Ca commence bien...
Moi : On fait quoi alors ?
Chris : Ben on y va !
Moi : Ah mais merde j'avais oublié, on n'a pas le droit de se mettre à deux sur un seul poste là-bas, ils vont encore nous faire une scène.
Chris : Ah ben dans ce cas-là t'y vas toute seule !
Moi -_- : Ouais évidemment, pourquoi moi, c'est toujours moi !!
Chris : Mais arrête, tu sais bien qu'il vaut mieux que ce soit toi qui le fasse !
Moi : Et pourquoi ?
Chris : Parce que je sais pas écrire, tu le sais !
Moi : Pff n'importe quoi. C'est juste que t'as la flemme !!
Il ne répond rien et me lance un regard qui tue. Ambiance tendue.

On dépasse notre rue. Je m'arrête.
Moi : Ben rentre alors ! c'est bon, j'vais le faire !
Il me regarde exaspéré, me plante sa clé, le scotch et un billet de dix euros dans les mains et s'en va sur un dédaigneux "Allez salut".
Moi : ATTENDS MAIS TU M'FAIS LA GUEULE LA ??
Lui : OUAIS !!

Ok, super, merci Douchka, tu viens de provoquer une engueulade complètement stupide. M'enfin je ne le rattrape pas, il se calmera tout seul.
Je me rends au CyberCafé, les nerfs en boule. Sur le chemin, un mec tente une approche.
Lui : Eh Mademoiselle, t'es...
Moi : OH TA GUEULE !
Je continue mon chemin. Arrivée au Cyber, je m'installe à un premier poste, l'allume... Pour me rendre compte qu'il n'y a pas Word, ni aucun autre logiciel qui me permettrait de faire cette affiche. J'interpelle le monsieur de l'accueil.
Moi : Euh, excusez-moi, y a pas le logiciel qu'il me faut !
Lui : C'est quoi ?
Moi : Word.
Lui : Word quoi ?
Moi : Quoi Word Quoi ? Microsoft Word !!
Lui : Ah d'accord.
-_- boulet !
Il va voir sur un autre poste.
Lui : C'est bon, ça ?
Il ouvre la toute nouvelle version de Word, j'sais pas si vous connaissez cette putain de version où tout est bizarrement foutu. Enfin bon, c'est toujours ça, j'vais m'y faire.
Moi : Oui, c'est bon. Merci.
Je m'installe, fais mon truc. J'suis fière de mon affiche, comme dira Chris par la suite "ça fait très chat disparu.." ! Ouais, mais c'était un peu le but en même temps !! Mais au moment d'imprimer, impossible. Cet ordinateur n'est pas relié à l'imprimante ! Grr.
Moi : Excusez-moi monsieur !!! Ca veut pas imprimer !!!
Lui : Ah... ben enrigstrez-le sur votre clé, et venez sur ce poste-ci.
Pff,  faut rester zen ici, hein !! Je m'exécute. Et au moment d'ouvrir mon fichier, ding ! Petit message qui me dit que je peux pas l'ouvrir parce qu'il a été fait avec une version de Word trop récente. AAAAAHHH je vais péter un câble ! Bon, faut que j'recommence si j'ai bien compris.

Heureusement cette fois-ci, ça marche. J'imprime quatre affiches (en noir et blanc hein, on va pas non plus trop en demander !!), paye mon dû, et rentre chez moi d'un pas franc et décidé. Alors que je m'apprête à pousser la grille, Chris me rattrape.
Moi : Ah ben qu'est-ce que tu fais dehors ?
Lui : J'ai pas pris mes clés... J'ai voulu te rejoindre au Cyber, mais j'ai pas réussi à le trouver...
Moi : dis... t'es toujours fâché ?
Lui : Mais non, j'suis pas fâché... J'me suis emporté, désolé.
Bon, tant mieux. On conclut cette mini dispute sur un petit bisous, puis on accroche les affiches sur les quatre portes d'accès à l'immeuble, et on remonte, pleins d'espoir.

Une demie-heure plus tard.

Ding dong !! On sonne à la porte. Je saute sur mes pieds et me précipite à la porte, derrière laquelle se tiennent deux femmes d'un certain âge, une caisse à chat dans les mains. Je les accueille tout sourire.
L'une d'elle : On vous ramène quelqu'un !
Elle ouvre la cage et j'accueille Douchka dans mes bras comme une gâteuse ("Oh ma Doudou chérie t'es revenue, oh j'ai eu trop trop peur, merci merci merci, oh ma Douchka !" Enfin vous voyez quoi...).

Enfin bref, que d'émotions dans cette journée !! En tout cas, même si ce fut le parcours du combattant, je suis super fière de moi pour l'idée des affiches et son extrême efficacité. ^^ Héhé !

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22 septembre 2008

Joyeux anniversaire Tételle =)

Samedi 20 septembre ... Ha quelle belle journée, je m'en rappellerai !!

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Cela faisait plusieurs jours, même plusieurs semaines, que se tramait un complot entre Marie et Chris... Des coups de téléphone que je n'avais pas le droit d'écouter, des messes basses, des petites allusions étranges... Bref, je savais qu'il allait se passer quelque chose, mais quoi ? Je n'en avais aucune idée...

Le Jour J, je me réveille tranquillement aux alentours de 9h30, et j'entends mon cher et tendre qui s'affaire déjà dans la cuisine, avec une certaine agitation. Je sais qu'il doit aller en ville faire un truc avec Marie, et apparemment il est un peu en retard.
Soudain, quelqu'un sonne à l'interphone. J'entends Chris qui décroche et indique que c'est au 7ème étage.

Moi : Chériiii c'est quiiii ?
Lui : Oh t'es réveillée ! Joyeux anniversaire mon amour ! Bon je dois y aller moi, t'ouvriras la porte ?
Moi : QUOI ?? Non non attends j'suis encore au lit, en pyjama, toute moche j'vais pas aller ouvrir !
Lui : Mais si !

Et il s'en va, sans rien ajouter. Deux secondes après, driiiing !
Moi : Putain il m'énerve, j'suis obligée de me lever !!
Je m'attache les cheveux en deux deux, histoire d'avoir un peu moins l'air de sortir du lit, et vais ouvrir. Une dame se tient devant la porte avec un énoooorme bouquet de roses rouges (19 exactement^^). Elle me le tend, je la remercie.
Un petit mot de la part de Chris accompagne le bouquet. "Sois prête à 13h".
Je vais dans la cuisine pour mettre les fleurs dans un vase, et j'aperçois sur la table mon petit-déjeuner, amoureusement préparé par mon chéri ; une chocolatine, un muffin aux myrtilles et un verre de jus d'orange m'attendent. Une merveilleuse journée commence...

A 12h, Chris revient. Je suis déjà prête, on a juste le temps de grignoter un petit quelque chose avant de rejoindre Marie en bas de chez elle. Elle doit nous amener quelque part... mais je ne sais toujours pas où ! Ca m'angoisse un peu je dois avouer, d'autant plus qu'ils essaient de m'embrouiller l'esprit. Pendant le trajet en voiture, je les harcèle de questions.

Moi : Allez, où est-ce qu'on vaaaa ?
Marie : De toute façon ça t'avancera pas à grand chose si on te le dit. On va dans un petit bled pas loin, Echalas. Ca t'avance hein ?
Moi : Euh ouais, non, pas trop... Mais... Ca fait peur ce qu'on va faire ?
Chris : Un peu oui, surtout que t'en as jamais fait, et moi non plus ! Il va falloir mettre des genouillères...
Marie : et un casque...
Chris : et une épée !
Moi : Ouais ok, vous m'dites n'importe quoi ! Vous êtes surs que je vais aimer au moins ??
Marie : Ben on sait pas trop, mais bon faut bien prendre des risques !

Arrivés à Echalas, ils cherchent et suivent les panneaux indiquant le "préjeurin"... Hum... Puis, quelques mètres avant d'arriver à destination, je vois un panneau sur lequel est écrit "Haras du pré jeurin", avec un joli cheval dessiné à côté.

Moi : Aaaaaah d'accooooord, ouais t'as raison il faut trop des genouillères !!
Marie : Bon, on aura réussi à garder le secret presque jusqu'au bout !!
Moi : Ouais, vous êtes des bons acteurs quand même hein !
Chris : T'es contente au moins ?
Moi : Bah ouiii évidemment, c'est trop bien ! On va faire une balade ?
Chris : Ouais, pendant 2h30.
Moi : Génial !!

Marie nous dépose, et repart. Elle nous laisse faire la balade en namoureux, et ce sont les parents de Chris qui viendront ensuite nous chercher.
L'odeur de cuir et de chevaux qui flotte dans l'air me colle un sentiment de nostalgie, et un petit brin de stress. Ca fait tellement longtemps que je n'ai pas monté !
Mais finalement la balade s'est très bien passée, malgré quelques frayeurs... Shaggy, le cheval que je montais, a des pulsions assez contradictoires... Il marche au trot quand on lui demande le pas, et au galop quand on lui demande le trot... Et plus tu tires sur les rênes, plus il a envie d'accélérer ! o_O M'enfin il était choupinou quand même ! héhé.

Ca m'a fait un bien fou de monter à cheval, de retrouver ces sensations, et de retrouver le bien-être (malgré les courbatures) qu'on ressent après des heures passées sur le dos d'un cheval...
Bref, c'était une surprise magnifique!!  Merci mon chéri !!

Mais tout ne s'est pas terminé ici...

Après cette petite randonnée équestre, les parents de Chris nous ont amenés chez son grand-père, "soit-disant" parce qu'il fallait lui rendre visite, et pour prendre une douche... Bizarre...

Moi : Mais j'comprends pas, pourquoi on se douche ici et pas chez nous ?
Lui : Bah parce que comme ça en arrivant à la maison on aura le temps de tout préparer avant que els gens arrivent ! On gagne du temps !
Moi : Ouais... D'accord. Et ils arrivent à quelle heure, les gens ?
Lui : A 20h30. Ca nous laisse du temps ! Mais faudra pas trop traîner, j'ai pas envie d'être speed après.

Bon, je m'exécute, je fais ce qu'on me dit de faire... On prend la douche, on discute un peu avec son grand père, avec ses parents, puis on s'en va. Là, première surprise, les parents de Chris viennent avec nous. Bon j'étais pas au courant, et je trouve bizarre qu'ils viennent aussi tôt, mais c'est cool, ils vont pouvoir nous aider à préparer !
Dans l'ascenseur, le silence s'installe. Je les observe avec attention, parce que je sens bien qu'il se trame encore quelque chose. Tous les trois ont la tête baissée, évitant soigneusement de se regarder, un petit sourire sur les lèvres... Ca sent la surprise à plein nez !

Je sors de l'ascenseur, ouvre la porte de l'appart' (déjà la porte n'est pas fermée à clefs...) et là... La lumière s'allume et...

Jérémy le landais : SURPRIIIIIISE !!! Ouais ok merci les gars, j'suis un peu tout seul là !!!

L'appartement est décoré de plein de ballons et de serpentins dans tous les sens (une idée à Marie, je suis sure !), des cadeaux, des toasts et des coupes de champagne sont posés sur la table, et tous les gens (ou la plupart) que je connais à Lyon sont là. Je dis bonjour à tout le monde, tout sourire, et Chris commence à servir le champagne.

Marie : Tu y attendais à ca ?
Moi : un peu j'dois avouer, surtout dans l'ascenseur, Chris avait un petit sourire qui vous a un peu trahi !
Marie : Roh quel boulet çui là !
Jérémy D : Bon allez on attend un discours !
Chris : Oui allez, porte un toast !
Moi, toute rouge : Maiiiiis non, j'aime pas ! Personne m'écoute à par vous trois de toutes façons !
Jérémy D : Mais si ! Allez, UN DISCOURS !!!

J'ai finalement clos le sujet en vociférant : "Merci à tous d'être là, et à la vôtre !"  Ouais pas très recherché tout ça m'enfin on m'en voudra pas hein !!

Et la soirée put commencer.

Marie et Chris ont vraiment sorti le grand jeu. Que des bonnes choses à manger, et s'il vous plaît, un vin différent pour quaisment chaque aliment !! Du champagne pour commencer, un blanc pour le fois gras façon tatin, un autre pour les crevettes et le saumon, un autre pour le gâteau final (au chocolat bien entendu !)... Et j'ai même dû souffler les bougies ! hihi j'ai adoré !

Niveau cadeaux, j'ai été gâtée !!! D'abord la balade à cheval... Mon homme me connaît vraiment, il savait que rien ne pouvait me faire plus plaisir que ça, c'était l'un des plus beaux cadeaux qu'on m'ait jamais fait (ex aequo avec mon chien, quand j'avais dix ans^^). Et puis plein de bijoux (bracelets, collier et boucles d'oreilles), une magnifique tunique, et une imprimante photo ! Et niveau imprimante, s'il vous plait, c'est le must, le tip top du high tech, du haut de gamme, le dernier cri, bref ! Ils ont mis le paquet.

Et cette magnifique journée d'anniversaire m'a (presque) fait oublier que je l'ai fêté loin de mes parents, et des ami(e)s landais... M'enfin, il en aurait quand même fallu beaucoup, BEAUCOUP plus pour que leur présence ne me manque pas. J'ai pensé à vous les copains, beaucoup beaucoup :) Merci d'avoir pensé aussi à moi même si j'suis loin !

Et merci à Marie et Chris pour toute cette superbe organisation et toutes ces preuves d'amour ! J'ai de la chance :-)

Posté par tetellecasta à 12:03 - Commentaires [1] - Permalien [#]



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