27 septembre 2008
Doudou nous fait des frayeurs...
Ma petite chatounette Douchka a maintenant 5 mois, elle grandit à une vitesse hallucinante et est de plus en plus cinglée. Sérieusement, y a des jours où elle m'inquiète ^^ et où j'me dis que l'appart était quand même beaucoup plus calme quand elle était pas là...
Mais aujourd'hui, à l'approche de son sixième mois qui équivaut (j'en suis presque sure !!) pour nous à la fameuse "crise d'adolescence", Douchka a fugué !!
Laissez-moi situer le contexte...
Midi. Christophe et moi préparons le dîner tout en bavardant. Douchka nous tourne dans les pattes, miaulant à tout va, comme à son habitude.
Moi : Ooooh Douchka, ta gueule ! Tu m'fatigues !
Il faut dire qu'elle a un miaulement particulièrement aigû, long et agaçant. A chaque fois qu'on s'affaire dans la cuisine, elle nous suit, monte sur la table, sur la gazinière, miaule, chouine, se plaint, réclame, bref elle est pénible ! Et on a beau la gronder, la taper (gentiment hein), l'envoyer valser, rien à faire !
Et puis voilà qu'elle se tourne vers la baie vitrée menant au balcon, et qu'elle exprime par un miaulement des plus irritants qu'elle veut aller vagabonder sur la terrasse.
D'habitude, on ne la laisse jamais sortir parce que mademoiselle est maintenant assez grande pour grimper sur la rambarde, aller faire chier les voisins, et éventuellement se casser la gueule du 7ème étage, ce qui nous embêterait bien ^^
Mais...
Chris : Bon... On la laisse aller dehors ?
Moi : Ouais... Après tout, elle s'est déjà un peu baladé sur le balcon, elle revient toujours. Puis on est juste à côté !Allez, ouvre...
Il ouvre, Douchka sort sur le balcon, grimpe sur la rambarde, et nous regarde d'un air de dire "ben alors, vous venez me chercher ?". Puis elle s'aventure jusqu'au balcon de la voisine, revient, fait des petits aller-retours. Je la surveille, m'assure qu'elle ne s'éloigne pas trop. Jusqu'à ce que mon homme s'exclame "oh faut que je te montre un truc sur Internet, viens voir !"
Je m'exécute. Et nous oublions notre pauvre doudou.
Vingt minutes plus tard.
Chris : Eh ! Mais elle est toujours pas revenue Douchka !!
Moi : Merde, c'est vrai !!
On se précipite sur le balcon. On regarde de tous les côtés, sur les balcons voisins, sur le toit... Pas de Douchka. On panique légèrement, mais on essaie de se rassurer. Elle va bien finir par revenir, hein ??
Je vais vite sonner chez la voisine. Je sais que Douchka aime bien se balader sur son balcon, et éventuellement s'aventurer dans son appartement quand une fenêtre est restée ouverte. Mais une fois de plus, mes recherches sont vaines, la voisine l'a vue se balader sur le balcon il y a une vingtaine de minutes mais c'est tout. Elle regarde avec moi sur le balcon de l'autre voisin, mais Douchka n'y est pas, les fenêtres sont fermées et le voisin est absent.
Je ne vois que deux solutions : soit elle est montée sur le toit, soit... elle est tombée.
Je mets mes chaussures en deux deux.
Chris : Qu'est-ce que tu fais ?
Moi : Je vais voir en bas. Peut-être qu'elle est tombée, ou qu'elle a réussi à descendre et qu'elle se balade dans la cour.
Chris : Ok, je viens avec toi.
On se sépare, on regarde chacun de son côté, on ne laisse rien au hasard. Rien. Et surtout, pas de corps de chat écrasé, ce que je redoutais horriblement. Je suis un tantinet rassurée.
On remonte, je regarde une dernière fois sur le balcon, sur le toit du côté des véluxs, mais rien. On s'affale devant la télé pour essayer de se changer les idées.
Chris, au bout de cinq minutes : Allez Doudouuuu, revieeeens !!
Moi : Je suis sure qu'elle reviendra pas.
Chris : Mais non, dis pas ça !
Moi : Si, moi j'y crois pas. Elle peut être n'importe où...
Effectivement, l'immeuble est déjà immense, elle aurait pu aller sur n'importe quel balcon, et quelqu'un aurait pu décider de la garder. Et les toits des immeubles voisins communiquent avec le nôtre, bref, elle est probablement déjà bien loin.
Les heures passent. On a laissé la baie vitrée ouverte, au cas où elle repointerait son nez. A chaque bruit, on s'y précipite, mais ce ne sont que des fausses alertes.
Moi : Je veux qu'elle revienne !!
Chris : T'inquiètes pas...
Moi : Dis, si demain elle est toujours pas revenue, on ira imprimer des affiches de recherche au cybercafé ?
Chris : Ah oui oui c'est sûr ! On peut même le faire maintenant !
Moi : Tu crois ? Remarque, ouais, t'as raison.
Chris : On a des photos d'elle dans l'ordinateur non ?
Moi : Oui je crois, pour mon anniversaire on l'avait prise en photos plusieurs fois.
Chris : Cool, ben on en met une sur ma clé USB et on file au Cyber.
En dix minutes, nous voilà partis, clé USB dans une main, rouleau de Scotch dans l'autre, motivés à bloc. Mais tout ne fut pas si simple.
Nous arrivons au CyberCafé le plus proche de chez nous.
Chris : Bonjour, euh d'abord, est -ce qu'on peut imprimer, ici ?
Le monsieur : Ah, désolé, on n'a plus d'encre. Mais vous pouvez aller chez un collègue, il en a lui.
Il nous indique la route, nous nous y rendons. Et sur la route, on se met à déprimer.
Chris : On fait quoi si jamais elle revient pas ? On en prend un autre ?
Moi : Non non, c'est clair que non, j'veux pas en avoir un autre de suite !!
Chris : Ouais, faut qu'on fasse notre deuil avant.
Enfin vous voyez, on en parlait déjà comme si elle était morte et enterrée c'te pauvre chatte ^^
On arrive au 2ème Cyber. Même question.
Réponse : Ah désolé, notre imprimante est en panne, j'ai une nouvelle machine qui ne fait que photocopieuse et fax.
Tant pis ! Nous sortons quelque peu irrités.
Chris : Bon, on fait quoi maintenant ?
Moi : Ben j'en connais un autre, mais c'est un peu plus loin quoi...
Chris : Ouais. Putain, j'ai la flemme là !
Ca commence bien...
Moi : On fait quoi alors ?
Chris : Ben on y va !
Moi : Ah mais merde j'avais oublié, on n'a pas le droit de se mettre à deux sur un seul poste là-bas, ils vont encore nous faire une scène.
Chris : Ah ben dans ce cas-là t'y vas toute seule !
Moi -_- : Ouais évidemment, pourquoi moi, c'est toujours moi !!
Chris : Mais arrête, tu sais bien qu'il vaut mieux que ce soit toi qui le fasse !
Moi : Et pourquoi ?
Chris : Parce que je sais pas écrire, tu le sais !
Moi : Pff n'importe quoi. C'est juste que t'as la flemme !!
Il ne répond rien et me lance un regard qui tue. Ambiance tendue.
On dépasse notre rue. Je m'arrête.
Moi : Ben rentre alors ! c'est bon, j'vais le faire !
Il me regarde exaspéré, me plante sa clé, le scotch et un billet de dix euros dans les mains et s'en va sur un dédaigneux "Allez salut".
Moi : ATTENDS MAIS TU M'FAIS LA GUEULE LA ??
Lui : OUAIS !!
Ok, super, merci Douchka, tu viens de provoquer une engueulade complètement stupide. M'enfin je ne le rattrape pas, il se calmera tout seul.
Je me rends au CyberCafé, les nerfs en boule. Sur le chemin, un mec tente une approche.
Lui : Eh Mademoiselle, t'es...
Moi : OH TA GUEULE !
Je continue mon chemin. Arrivée au Cyber, je m'installe à un premier poste, l'allume... Pour me rendre compte qu'il n'y a pas Word, ni aucun autre logiciel qui me permettrait de faire cette affiche. J'interpelle le monsieur de l'accueil.
Moi : Euh, excusez-moi, y a pas le logiciel qu'il me faut !
Lui : C'est quoi ?
Moi : Word.
Lui : Word quoi ?
Moi : Quoi Word Quoi ? Microsoft Word !!
Lui : Ah d'accord.
-_- boulet !
Il va voir sur un autre poste.
Lui : C'est bon, ça ?
Il ouvre la toute nouvelle version de Word, j'sais pas si vous connaissez cette putain de version où tout est bizarrement foutu. Enfin bon, c'est toujours ça, j'vais m'y faire.
Moi : Oui, c'est bon. Merci.
Je m'installe, fais mon truc. J'suis fière de mon affiche, comme dira Chris par la suite "ça fait très chat disparu.." ! Ouais, mais c'était un peu le but en même temps !! Mais au moment d'imprimer, impossible. Cet ordinateur n'est pas relié à l'imprimante ! Grr.
Moi : Excusez-moi monsieur !!! Ca veut pas imprimer !!!
Lui : Ah... ben enrigstrez-le sur votre clé, et venez sur ce poste-ci.
Pff, faut rester zen ici, hein !! Je m'exécute. Et au moment d'ouvrir mon fichier, ding ! Petit message qui me dit que je peux pas l'ouvrir parce qu'il a été fait avec une version de Word trop récente. AAAAAHHH je vais péter un câble ! Bon, faut que j'recommence si j'ai bien compris.
Heureusement cette fois-ci, ça marche. J'imprime quatre affiches (en noir et blanc hein, on va pas non plus trop en demander !!), paye mon dû, et rentre chez moi d'un pas franc et décidé. Alors que je m'apprête à pousser la grille, Chris me rattrape.
Moi : Ah ben qu'est-ce que tu fais dehors ?
Lui : J'ai pas pris mes clés... J'ai voulu te rejoindre au Cyber, mais j'ai pas réussi à le trouver...
Moi : dis... t'es toujours fâché ?
Lui : Mais non, j'suis pas fâché... J'me suis emporté, désolé.
Bon, tant mieux. On conclut cette mini dispute sur un petit bisous, puis on accroche les affiches sur les quatre portes d'accès à l'immeuble, et on remonte, pleins d'espoir.
Une demie-heure plus tard.
Ding dong !! On sonne à la porte. Je saute sur mes pieds et me précipite à la porte, derrière laquelle se tiennent deux femmes d'un certain âge, une caisse à chat dans les mains. Je les accueille tout sourire.
L'une d'elle : On vous ramène quelqu'un !
Elle ouvre la cage et j'accueille Douchka dans mes bras comme une gâteuse ("Oh ma Doudou chérie t'es revenue, oh j'ai eu trop trop peur, merci merci merci, oh ma Douchka !" Enfin vous voyez quoi...).
Enfin bref, que d'émotions dans cette journée !! En tout cas, même si ce fut le parcours du combattant, je suis super fière de moi pour l'idée des affiches et son extrême efficacité. ^^ Héhé !
Commentaires
ouf !!!!
bien joué , heureusement vous l avez retrouvé la doudou fiou , tite frayeur parmi tant d otre alé bizousssssss ;)
Ben mm ke moi, mm si jlaisse jamais de commentaires, je lis tout tout le tps mn namoureuse !!!!!
tu me mank chérie....
Vite vite vite qu'on se voit (jesper)
je t'aiiime !
ouep ouep tout pareil que Lolie!!!! :)


